Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 17:50

SNCB : le retour de la grogne

RENETTE,ERIC

Jeudi 26 novembre 2009


Transports Après la rupture des négociations sociales sur B-Cargo


Les négociations sociales sont bel et bien à nouveau rompues entre direction et syndicats des chemins de fer. Depuis des mois, ceux-ci discutent de l’avenir de la division transport de marchandises (B-Cargo), une activité ferroviaire dont la SNCB détient une confortable majorité (près de 90 %) mais qui est chroniquement en déficit depuis des années. Solution selon la direction : « filialiser » l’activité dans une société purement privée afin de répondre de manière socialement plus équilibrée à la concurrence privée libéralisée au niveau européen. Les syndicats eux entendent défendre les droits des employés, ex-fonctionnaires, qui devraient changer de statuts ou réintégrer une autre activité de la SNCB. Les discussions avaient plusieurs fois capoté, donnant encore lieu à une grève générale début novembre.


Ces derniers jours, un apaisement social semblait acquis. Pour preuve, vendredi dernier, les syndicats avaient suspendu leur préavis de grève pour favoriser le dialogue dans les réunions programmées cette semaine. Dès lundi pourtant, le front commun syndical claquait la porte, faute d’éléments concrets à discuter dans le cadre d’une éventuelle/probable filialisation de l’activité.


Par éléments concrets, les syndicats francophones entendent le mécanisme social prévu pour une éventuelle mise à disposition d’une partie du personnel statutaire (la filialisation ne peut se concevoir sans qu’avec le transfert d’une partie des conducteurs de trains : lesquels, dans quel cadre social…). Les syndicats veulent également disposer de la liste des fonctions vacantes, base de reconversion éventuelle, dans les autres activités de la SNCB (patrimoine, Infrabel…). Enfin, des questions plus communautaires sont également posées concernant la pérennité du seul pôle wallon de l’activité marchandise (Monceau, près de Charleroi).

« Si c’est la fin du statut qu’ils veulent, qu’ils le disent clairement. On saurait alors vraiment ce qu’on négocie et on pourrait avancer », résume Dominique Dalne (CSC). « Qu’on arrête de jouer, moi je ne retourne pas discuter tant qu’on n’a pas de document concret à aborder… », confirme Gérard Gelmini (CGSP Cheminots) qui compte alerter la nouvelle ministre des entreprises publiques au plus tôt. Alors qu’au sein du groupe SNCB, certains estiment que des propositions concrètes respectant les obligations européennes en la matière sont déjà sur la table…


Avec ou sans reprise du dialogue social, les navetteurs, eux, s’inquiètent surtout des menaces d’application d’un préavis de grève qui pourrait à nouveau peser sur le réseau ferré. Les syndicats disent que rien n’est à craindre immédiatement. Un retour vers les « bases » n’est prévu que pour le milieu de la semaine prochaine. D’ici là, aucun mouvement d’ampleur ne serait à craindre. Du moins en théorie

 

Par Délégué Liège
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 17:40

Article du journal l’Humanité

Des conducteurs soumis à un train d’enfer

 

 

Depuis dix jours, les salariés d’Euro Cargo Rail, filiale de fret ferroviaire de la Deutsche Bahn, se mobilisent pour l’amélioration de leurs conditions de travail.

Un conducteur d’Euro Cargo Rail a souhaité témoigner de son quotidien. Par « peur des représailles », il a demandé que son anonymat soit préservé. Interrogée par nos soins, la direction d’Euro Cargo Rail n’a pas souhaité faire de commentaire.

« Je suis entré chez Euro Cargo Rail, il y a trois ans. Ma formation de conducteur a duré une année et, depuis, je conduis des trains de marchandises dans le Grand Est. J’étais heureux d’avoir trouvé ce travail bien payé : 1 800 euros par mois, ça ne se refuse pas quand beaucoup gagnent à peine le SMIC ! J’ai très vite déchanté, tellement les conditions de travail sont dures.


Travail en horaires décalés


Je travaille en horaires décalés. C’est-à-dire que les horaires ne sont jamais les mêmes. Je peux travailler les week-ends et les jours fériés. Souvent de nuit.

Je reçois par e-mail, le vendredi ou le samedi, mon planning de la semaine. Il est rare qu’il soit respecté. Souvent, la prise de service change au dernier moment. Du coup, je ne peux pas organiser mes temps de repos et de sommeil. Alors prévoir des choses avec ma femme, mes enfants ou ma famille, c’est même pas la peine d’y penser !

Chez Euro Cargo Rail, on assume seul plusieurs fonctions : la conduite, la formation du convoi, les manoeuvres, les essais de freinage… Pas une semaine sans qu’un incident technique ou un imprévu ne provoque un retard sur l’horaire. Mais nous devons impérativement assurer le trajet initialement prévu. Pas question d’une relève anticipée de conducteur. Résultat : les journées de travail de plus de huit heures sont légion. J’ai des collègues qui ont fait des journées de seize heures, voire vingt heures. Moi-même, je travaille régulièrement plus de douze heures d’affilée. Certains, pour gagner du temps, n’effectuent pas correctement les essais de freinage de leur train.


Code du travail non respecté


Les durées de repos minimal prévues par le Code du travail ne sont pas respectées. Il m’est souvent arrivé, par exemple, de quitter le travail à 23 heures et de me retrouver à nouveau dans une cabine à peine six heures plus tard. Les repos compensatoires ne sont jamais pris, ni payés. J’ai calculé que je totalise ainsi 700 heures en à peine deux ans.

Plusieurs fois, j’étais tellement fatigué à l’issue de ma journée de travail que je me suis endormi au volant de ma voiture en rentrant chez moi. J’ai manqué de peu d’avoir un accident de la route.

Il y a quelques semaines de cela, j’ai fait un malaise. En trois jours, j’avais déjà effectué plus de trente-cinq heures. Le matin, en me levant, je suis tombé. Quand j’ai repris mes esprits, j’ai quand même voulu aller au boulot. Mais ma femme m’a poussé à aller chez le médecin. J’avais 18-19 de tension. Le médecin m’a dit que j’avais fait un « burn-out ». J’étais dans un état tel d’épuisement qu’il a fortement insisté pour me mettre en arrêt. Une autre fois, j’étais tellement crevé qu’aux commandes de la machine, j’ai raté un signal. Ce sont les systèmes de sécurité qui ont stoppé le train. Après deux ans de ce régime-là, ma vie de couple et ma vie de famille sont au bord du gouffre. Ma femme supporte de moins en moins que je découche trois, voire quatre nuits par semaine à cause de mon boulot et que mes absences soient imprévisibles. Et puis, quand je suis à la maison, je n’ai qu’une seule envie : dormir ! Les enfants, je ne les supporte plus. Je leur hurle dessus à la moindre peccadille.


Sécurité des usagers

Je fais grève pour que nos patrons respectent au moins le Code du travail. Ces gens-là n’ont aucun scrupule. Leurs profits, leur fric. Ils n’en ont jamais assez. Qu’importe la santé et la sécurité de leurs salariés ou leur vie de famille. Qu’importe aussi la sécurité des populations et des usagers, du moment qu’ils continuent à amasser du pognon.

Aujourd’hui je suis révolté. J’irai jusqu’au bout. »

Par Délégué Liège
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 17:41

FGTB 



Liège-Huy-Waremme




n
Appel pour la manifestation « La vague pour le Climat » - Bruxelles le 05-12-2009


 

Cher-e-s Camarades,

 

 

Nous vous invitons à participer à la manifestation « La vague pour le climat » organisée par la Coalition Climat, dont la FGTB fait partie, ce 5 décembre 2009 à Bruxelles.

 

Cette manifestation est organisée en préparation du sommet de Copenhague.

 

Le rassemblement est prévu à 14h00 place du Luxembourg. Le départ est organisé en train. Vous trouverez toutes les informations liées à cet événement ainsi que les enjeux de celui-ci sur le site www.coalitionclimat.be.

 

Inscription obligatoire auprès d’Anne TRUILLET 04/22 19 660 -  anne.truillet@fgtb.be

 

                                                     

Fraternellement

 

 

 

Jean-François RAMQUET

Secrétaire régional

 

FGTB Liège-Huy-Waremme | Pl. Saint-Paul, 9-11 | 4000 LIEGE | Tel. +32 4 221 97 64 | Fax +32 4 223 11 44 | jean-francois.ramquet@fgtb.be |

 

 

www.fgtb-liege.be

Par Délégué Liège
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 16:21
Ce mercredi 25 novembre 2009, nous rendrons un dernier hommage à nos deux collègues malheuresement disparus au cours de leurs fonctions.

Dernier hommage remplis de tristesse à la mémoire de Vanessa et de Jean, et encore une fois nous adressons nos sincères condoléances à toutes leurs familles.

C'est pourquoi nous observerons 1 minutes d'arrêt de travail à 10h00 et les klaxons de tous les conducteurs retantirons à travers tout le pays.

Ce jour sera remplis de tristesse pour nous cheminots qui avons perdu deux de nos collègues, mais pas autant que les familles qui ont perdus un de leur proche. 
Par Délégué Liège
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 16:20

Liège, le 23 novembre 2009

 

AUX CHEMINOTS

 

MANIFESTATION EUROPENNE
le

17 DECEMBRE 2009

A BRUXELLES

 

Le « wagon isolé » a de l’avenir, il doit être déclaré « d’utilité publique » et donc subsidié !

 

Plus d’infos sur les modalités de l’action dans les jours à venir.


La CGSP-Cheminots

Par Délégué Liège
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